
Zoom sur une ville et sa région
Le 18/03/2011 08:00 - Mis à jour le 18/03/2011 à 08:00
"Dans le centre d Orléans, un logement en état correct peut se vendre en trois semaines"
© DR En un an, les tarifs des logements ont repris près de 10% en centre-ville. La reprise se poursuit en début d’année, mais les acheteurs continuent à négocier dès qu’un bien est mis en vente au-dessus des prix du marché. Détails avec Grégory Bouchard, de l agence Royale Transactions.
Capital.fr : Comment se porte le marché immobilier orléanais en ce début d année ?
Grégory Bouchard : En un an les prix ont repris environ 10% en centre-ville et dans les proches communes au sud de la Loire, et ils se sont stabilisés dans la périphérie nord. Un logement correct part facilement en deux ou trois semaines, alors qu il pouvait rester plus de six mois en vitrine en 2009. Pour autant, les acheteurs continuent à négocier des rabais de 10% voire plus, dès que les biens sont mis en vente au-dessus des prix du marché.
Capital.fr : Quels sont les tarifs pratiqués en ce moment dans le centre-ville ?
Grégory Bouchard : Les beaux appartements de la fin du XIXe et du début du XXe, en pierre de taille, dans les secteurs de la Bretonnerie et des Grands-Champs, s’échangent autour de 2500 euros du mètre carré. Comme ce 200 mètres carrés avec garage, rue de la Lionne, parti pour 490.000 euros. Dans les rues piétonnes du cœur historique, les maisons redécoupées du XVIe et XVIIe siècles partent également entre 2300 et 2500 euros le mètre carré. Les plus petits prix s obtiennent dans les constructions d après-guerre : entre 2100 et 2200 euros du mètre carré. Ces immeubles sont peu avenants, vus de l extérieur, mais les appartements y sont souvent très agréables, avec de beaux volumes et des parquets en chêne.
Capital.fr : Combien faut-il compter pour poser ses meubles dans les quartiers chics ?
Grégory Bouchard : Les tarifs y sont très proches de ceux du centre. À Dunois comme à Saint-Euverte-Théâtre, les maisons familiales de la fin du XIXe et du début du XXe, de 200 mètres carrés environ, avec un petit bout de jardin et, généralement, un garage, partent entre 500.000 et 550.000 euros. L habitat est moins charmant à Pasteur... ce qui n empêche pas le mètre carré des résidences d après-guerre d avoisiner les 2 400 euros, grâce à leur vue sur le parc.
Capital.fr : Où faut-il diriger ses recherches pour trouver aussi bien et moins cher ?
Grégory Bouchard : La barrière Saint-Marc, ancien quartier de maraîchers, est tout indiqué. Là vous pourrez dégotter une longère, du XVIIIe ou du XIXe siècles, de 200 mètres carrés et agrémentée d un jardin de 800 à 1 000 mètres carrés, pour 440.000 à 460 000 euros. Autre option, nécessitant une enveloppe encore moins épaisse : les maisons de 90 à 100 mètres carrés, datant des années 1920-1930, avec d aussi beaux jardins, cédées entre 210.000 et 220.000 euros.
Capital.fr : Sur quels quartiers conseillez-vous de parier pour l avenir ?
Grégory Bouchard : Le Faubourg-Madeleine et, dans la lignée, le quartier Vauquois, devraient profiter d un étalement du centre-ville, dû notamment à l arrivée du tram. Aujourd hui, ces quartiers sont très agréables, et leur population, plutôt âgée, s y renouvelle petit à petit. La vie de quartier s y accentue, et il y a de fortes chances que vivre ici devienne rapidement branché. On y trouve pour l instant des maisons ouvrières, souvent à rafraîchir, d environ 160 mètres carrés à Madeleine, et 110 à Vauquois, pour 2000 à 2100 euros du mètre carré. Il arrive aussi que des jeunes couples mettent la main sur des plateaux d usines à retaper en loft. Comptez dans ce cas1 500 euros le mètre carré à l’achat auquel s’ajoutent 600 à 800 euros de travaux.
Propos recueillis par Benjamin Saragaglia

Nous vous rappelons, que la nouvelle loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement dite : « Grennelle 2 de l’environnement », entraine de nouvelles obligations d’information à l’occasion de la vente d’un logement.
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